Ton regard se pose sur
une terre en labour, un verger qui portera tes fruits si le ciel le veut, si
l’argent le peut. Cela fait longtemps que ton héritage est gaspillé, en jachère
éternelle. Ton ventre et tes cuisses striés de vergetures comme les sillons de
ton champ. Autrefois on aurait suivi la mélodie du vent et les sourires de la
lune pour nourrir le village mais maintenant tu n’enfantes plus. A quoi bon le
brûlis pour un sol stérile? A quoi bon dessiner des lignes au charbon du coin
de tes lèvres jusqu’à ton ventre pour que tes larmes les effacent? Les anciens
t’auraient dit de danser au rythme des tambours pour faire cesser les moteurs.
Tu frappes le sol de ton pied droit. Assez dansé, assez chanté. Il faut s’arrêter et bondir maintenant. S’arrêter ou bondir.
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